Schneider Electric muscle son offre dans les bâtiments intelligents avec le rachat du bulgare Shelly Group
Trois semaines après avoir bouclé le rachat de l’Américain PTC, Schneider Electric annonce une nouvelle acquisition : le groupe français a dévoilé le 6 octobre 2026 son projet de rachat du bulgare Shelly Group, spécialiste des objets connectés pour le bâtiment, pour environ 1,2 milliard d’euros. Une opération qui intervient alors que le groupe vient d’afficher un troisième trimestre record.
Une offre publique à 70 euros par action
Schneider Electric a conclu un accord d’investissement avec Shelly Group en vue d’une offre publique d’achat volontaire en numéraire, fixée à 70 euros par action. Les fondateurs de l’entreprise bulgare, Dimitar Dimitrov et Svetlin Todorov, soutiennent l’opération, ce qui laisse présager une transaction amicale. Elle reste toutefois soumise à l’autorisation des régulateurs et à un seuil minimal d’acceptation de 95 % des actionnaires. Sa clôture est attendue au premier trimestre 2027.
Shelly Group, un spécialiste bulgare des bâtiments connectés
Shelly Group développe des solutions d’objets connectés destinées à la gestion intelligente de l’énergie et des équipements dans les bâtiments résidentiels et professionnels. Pour Schneider Electric, cette acquisition vient compléter son offre dans la gestion intelligente de l’énergie, un segment déjà porté par la demande croissante des centres de données, comme le groupe l’a illustré avec son rachat de l’Américain PTC, plus gros rachat de son histoire.
Un troisième trimestre record qui finance l’ambition
Cette nouvelle acquisition intervient dans un contexte financier favorable : Schneider Electric a enregistré au troisième trimestre 2026 un chiffre d’affaires de 11,46 milliards d’euros, en croissance organique de 16,9 %, un record trimestriel qui dépasse le consensus des analystes. La division Gestion de l’énergie a particulièrement bien performé, avec une croissance organique de 18,8 %, portée par une demande des centres de données plus que doublée sur un an. Résultat : le groupe a relevé ses objectifs annuels pour la deuxième fois en 2026, visant désormais une croissance organique de l’EBITA ajusté de 18 à 21 %, contre 14 à 19 % annoncés en juillet. Un mouvement de révision à la hausse que l’on retrouve chez plusieurs grands groupes du CAC 40 cette année.
Ce qu’il faut retenir
- Rachat annoncé le 6 octobre 2026, pour environ 1,2 milliard d’euros.
- Offre publique volontaire en numéraire à 70 euros par action, soutenue par les fondateurs de Shelly Group.
- Clôture attendue au premier trimestre 2027, sous réserve des autorisations réglementaires et d’un seuil d’acceptation de 95 %.
- Chiffre d’affaires trimestriel record de 11,46 milliards d’euros pour Schneider Electric, en hausse organique de 16,9 %.
Cette séquence rappelle que la croissance externe reste un moteur central pour les grands groupes industriels français, à l’image d’autres opérations récentes du secteur comme celle de Richelieu, qui a elle aussi publié des ventes en forte hausse au troisième trimestre 2026.
Questions fréquentes
Combien Schneider Electric va-t-il payer pour racheter Shelly Group ?
L’opération est valorisée à environ 1,2 milliard d’euros, via une offre publique d’achat volontaire en numéraire à 70 euros par action.
Quand le rachat de Shelly Group sera-t-il finalisé ?
La clôture est attendue au premier trimestre 2027, sous réserve de l’autorisation des régulateurs et d’un taux d’acceptation d’au moins 95 % des actionnaires de Shelly Group.
Pourquoi Schneider Electric rachète-t-il une entreprise bulgare d’objets connectés ?
Shelly Group renforce l’offre du groupe français dans la gestion intelligente de l’énergie et des bâtiments connectés, un segment porté par la forte demande liée aux centres de données.
Sources
- Usine Nouvelle — Schneider Electric veut racheter Shelly Group
- Enerzine — Schneider Electric prépare le rachat de Shelly
- France Épargne — Schneider Electric relève ses objectifs 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
