Création et entrepreneuriat

Entrepreneuriat des jeunes : l’Adie mobilise 600 événements pour lever le frein financier

Trois jeunes sur quatre se disent concernés par la création d’entreprise, qu’ils en aient déjà lancé une ou qu’ils y songent sérieusement. C’est le chiffre central d’une étude inédite publiée par l’Adie, l’association de microcrédit, qui mobilise du 12 au 16 octobre 2026 pas moins de 600 événements gratuits partout en France pour accompagner cette envie d’entreprendre.

Ateliers en agence, webconférences, séances de mentorat animées par des créateurs d’entreprise déjà installés : le programme vise un public large, sans condition de diplôme ni de parcours. Les participants peuvent y poser des questions très concrètes — comment chiffrer son activité, trouver ses premiers clients, monter un dossier de financement — en présentiel comme en ligne.

Le frein financier, obstacle numéro un

L’étude de l’Adie, menée auprès de 1 500 jeunes, pointe un frein financier largement surestimé : seul un jeune sur quatre pense qu’il est possible de se lancer avec moins de 10 000 euros. Cette perception, souvent éloignée de la réalité de nombreux projets, suffit à elle seule à dissuader une partie des candidats à la création d’entreprise, avant même qu’ils n’aient testé leur idée sur le terrain.

Ce constat rejoint celui dressé récemment par le concours 101 Femmes Entrepreneures, où l’accès au financement ressortait déjà comme le principal frein à l’entrepreneuriat. Un signe que la question dépasse le seul public visé par l’Adie et touche plus largement les primo-créateurs d’entreprise en France.

Une progression continue du microcrédit chez les jeunes

Sur le terrain, l’Adie affiche des résultats en nette hausse : plus de 4 600 jeunes financés en 2026, avec une progression de 47 % dans le Grand Est entre 2023 et 2026. Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de soutien pratique à la création d’entreprise, portée aussi par les acteurs publics : Bpifrance et la Banque des Territoires ont par exemple annoncé début octobre 55 projets lauréats pour dynamiser l’entrepreneuriat dans les territoires ruraux.

Cette montée en puissance du microcrédit et de l’accompagnement de proximité fait écho à une tendance de fond déjà observée : la part croissante des micro-entrepreneurs dans les créations d’entreprise françaises, souvent portées par des profils plus jeunes et moins capitalisés au démarrage.

Pourquoi ce chiffre compte

En ciblant spécifiquement les 18-30 ans, l’Adie cherche à démontrer qu’un projet peut se juger sur sa valeur plutôt que sur l’âge, le diplôme ou l’apport financier initial de celui qui le porte. Un droit à l’entrepreneuriat que beaucoup de jeunes savent exister sur le papier, mais peinent encore à exercer concrètement faute d’information ou de mise en relation avec un réseau d’accompagnement.

  • 600 événements gratuits du 12 au 16 octobre 2026, en présentiel et en ligne
  • Accès sans condition de diplôme ni de parcours professionnel
  • Étude Adie menée auprès de 1 500 jeunes sur leur rapport à l’entrepreneuriat
  • Plus de 4 600 jeunes déjà financés par l’Adie en 2026

Questions fréquentes

Qui peut participer aux événements de l’Adie ?

Tous les jeunes intéressés par la création d’entreprise, sans condition de diplôme ni de parcours antérieur. Les ateliers se déroulent en agence ou en ligne, partout en France.

Quel est le principal frein identifié par l’étude de l’Adie ?

Le frein financier arrive en tête, amplifié par une surestimation du capital de départ nécessaire : seul un jeune sur quatre pense pouvoir se lancer avec moins de 10 000 euros.

Combien de jeunes l’Adie a-t-elle déjà accompagnés en 2026 ?

Plus de 4 600 jeunes ont été financés par l’Adie en 2026, avec une progression de 47 % dans le Grand Est par rapport à 2023.

Sources

Adie — communiqué de presse
La Gazette France
Bpifrance Création

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Bastien Delorme

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