101 Femmes Entrepreneures : l’accès au financement reste le principal frein
Paris a accueilli les 7 et 8 septembre 2026 les cent une lauréates de la troisième édition du concours 101 Femmes Entrepreneures, organisé à l’initiative de l’État et piloté par Bpifrance. Le principe reste inchangé depuis sa création : distinguer, dans chacun des cent un départements français, une créatrice ou repreneuse d’entreprise, de la micro-crèche à l’atelier de métallerie. Mais derrière la mise en lumière, l’édition 2026 confirme surtout un constat plus ancien : l’accès au financement demeure le principal obstacle rencontré par les femmes qui se lancent.
Un coup de projecteur sur la diversité entrepreneuriale des territoires
Ouvert du 27 mars au 10 mai 2026, le concours s’adressait aux porteuses de projet ou aux dirigeantes en poste depuis moins de trois ans, accompagnées par une structure de soutien à l’entrepreneuriat. Il s’inscrit dans le plan interministériel « Toutes et tous égaux » (2023-2027), qui fait de l’entrepreneuriat féminin un axe à part entière de l’action publique. Le bootcamp parisien de clôture s’est tenu en présence d’Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, et de Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance — signe que l’opération dépasse la simple opération de communication pour s’ancrer dans une politique publique suivie dans la durée.
France Active et Bpifrance en soutien, mais un écart qui persiste
Sur les cent une lauréates, vingt-cinq ont été accompagnées financièrement par le réseau France Active, qui finance et conseille les créateurs d’entreprise via trente-cinq associations territoriales. Un chiffre à mettre en regard des données publiées par Bpifrance : les femmes représentent désormais 39 % des créateurs d’entreprise en France, contre 19 % il y a une vingtaine d’années, mais seules 32 % d’entre elles obtiennent le financement recherché, contre 40 % des hommes. Cet écart de huit points explique pourquoi Bpifrance a multiplié par 1,5 le nombre de Pass Créa dédiés aux femmes entre 2023 et 2024, pour atteindre près de 25 000 parcours d’accompagnement.
- 39 % des nouvelles entreprises créées en France le sont désormais par des femmes.
- 32 % seulement obtiennent le financement recherché, contre 40 % des hommes.
- 25 lauréates sur 101 ont été soutenues par France Active en 2026.
- Près de 25 000 Pass Créa accordés à des femmes par Bpifrance en 2024, en hausse de 50 %.
Ce déficit de financement n’est pas propre aux lauréates du concours : il traverse l’ensemble du mouvement de création d’entreprise en France, qui conserve un rythme soutenu depuis le début de l’année. Des dispositifs comme le statut de jeune entreprise innovante à impact ou les aides régionales viennent compléter, sans toujours l’effacer, cet écart d’accès au crédit et aux fonds propres.
Ce que ces chiffres changent pour les entrepreneuses
Au-delà du symbole, le concours sert de vitrine à des dispositifs concrets : mentorat, mise en réseau avec d’autres lauréates, visibilité auprès de partenaires bancaires et institutionnels. Pour les candidates futures, l’enjeu est moins de décrocher un prix que d’entrer dans un écosystème d’accompagnement qui documente, année après année, les freins réels au financement — et pousse Bpifrance à ajuster ses outils, du prêt d’honneur au post-accompagnement après la création. Un mouvement qui touche aussi le régime de la micro-entreprise, toujours largement plébiscité par les nouvelles créatrices comme porte d’entrée dans l’entrepreneuriat.
Questions fréquentes
Qui peut candidater au concours 101 Femmes Entrepreneures ?
Les candidates doivent porter un projet de création ou de reprise d’entreprise, ou diriger une entreprise depuis moins de trois ans, et être accompagnées par une structure de soutien à l’entrepreneuriat.
Pourquoi l’accès au financement reste-t-il plus difficile pour les femmes ?
Selon les données de Bpifrance, seules 32 % des femmes entrepreneures obtiennent le financement recherché, contre 40 % des hommes, un écart lié notamment à des montants de projets en moyenne plus faibles et à un accès moins direct aux réseaux d’investisseurs.
Quel est le rôle de France Active dans ce dispositif ?
France Active finance et conseille les créateurs d’entreprise à travers trente-cinq associations territoriales ; le réseau a soutenu vingt-cinq des cent une lauréates de l’édition 2026 du concours.
Sources
Bpifrance Création —
Bpifrance Presse —
Le Quotidien des Entreprises
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
