Levées de fonds

Remedy Metals lève des fonds pour réinventer le raffinage des terres rares

Dans la course mondiale à la souveraineté sur les métaux critiques, une start-up strasbourgeoise vient de passer un cap. Remedy Metals annonce une première levée de fonds de plus de 2 millions d’euros pour accélérer le développement de son procédé de raffinage des terres rares, un secteur où l’Europe reste largement dépendante de la Chine.

Une technologie née de la recherche publique alsacienne

Fondée par Peter Dunne, chercheur devenu CEO et CTO de la société, Remedy Metals s’appuie sur des travaux menés à l’IPCMS (Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg, CNRS/Université de Strasbourg) et au Trinity College Dublin. L’entreprise a été accompagnée dans son transfert de technologie par CONECTUS, la société d’accélération du transfert de technologies d’Alsace, qui a copiloté cette première levée aux côtés de deux investisseurs stratégiques et de financements publics non dilutifs, notamment via Bpifrance et la Région Grand Est.

Un procédé électrochimique pour purifier les terres rares

Le cœur de l’innovation tient dans un procédé combinant magnétisme et électrochimie pour filtrer et extraire les terres rares directement à partir des minerais, mais aussi à partir de déchets d’aimants permanents en fin de vie. Objectif affiché : produire des oxydes de terres rares à très haute pureté, supérieure à 99,5 %, directement réutilisables dans la fabrication de nouveaux aimants permanents.

Les fonds levés doivent permettre à l’entreprise de faire mûrir sa technologie jusqu’au niveau TRL 6 (Technology Readiness Level), c’est-à-dire une validation du procédé en conditions représentatives d’un environnement industriel et minier réel. Une étape charnière avant tout passage à l’échelle.

Pourquoi les terres rares sont un enjeu stratégique

Les terres rares entrent dans la fabrication d’une multitude de technologies : moteurs électriques, éoliennes, smartphones, IRM médicales ou encore équipements de défense. Or leur raffinage reste aujourd’hui très majoritairement concentré en Chine, qui contrôle l’essentiel des capacités mondiales de séparation et de purification. Les tensions commerciales récentes autour des restrictions à l’export de ces métaux ont rappelé la vulnérabilité des filières industrielles européennes et françaises sur ce segment.

  • Réduction de la dépendance aux importations chinoises
  • Valorisation des déchets d’aimants permanents plutôt que leur enfouissement
  • Procédé présenté comme plus rapide et moins polluant que les méthodes de raffinage classiques
  • Ancrage territorial en Alsace, avec un possible effet d’entraînement pour la filière régionale

Pour les jeunes entreprises deeptech françaises, ce type d’opération illustre la capacité de l’écosystème à financer des technologies encore émergentes mais jugées stratégiques par les pouvoirs publics. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de levées de fonds orientées vers la souveraineté industrielle, aux côtés de la défense, de l’énergie et de la santé.

Si l’étape TRL 6 est validée, Remedy Metals visera ensuite des partenariats industriels et miniers pour déployer sa technologie à plus grande échelle, un jalon suivi de près par les acteurs de l’actualité économique régionale et nationale.

Questions fréquentes

Que fait exactement Remedy Metals ?

La start-up strasbourgeoise développe un procédé combinant magnétisme et électrochimie pour extraire et purifier les terres rares, à partir de minerais ou de déchets d’aimants permanents, afin de produire des oxydes de très haute pureté.

Combien Remedy Metals a-t-elle levé et auprès de qui ?

L’entreprise a levé plus de 2 millions d’euros auprès de deux investisseurs stratégiques, complétés par des financements publics non dilutifs, avec l’accompagnement de CONECTUS, Bpifrance et la Région Grand Est.

Pourquoi le raffinage des terres rares est-il un enjeu stratégique pour la France ?

Le raffinage mondial des terres rares reste très concentré en Chine ; développer une filière européenne réduirait la dépendance aux importations pour des secteurs clés comme l’automobile électrique, l’éolien ou la défense.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Bastien Delorme

Signature éditoriale de la rédaction de communique-gratuit.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle