Velvet obtient sa licence pour défier la SNCF sur la grande vitesse
La concurrence sur les rails français vient de franchir une nouvelle étape. Velvet, jeune entreprise ferroviaire privée cofondée en 2024 par une ancienne cadre dirigeante de la SNCF, a obtenu le 1er septembre sa licence d’exploitation de trains à grande vitesse en France. Un premier feu vert réglementaire qui la place aux côtés de Trenitalia et Renfe parmi les opérateurs prêts à défier le monopole historique de la SNCF sur la grande vitesse.
Un premier sésame réglementaire, mais pas le dernier
Délivrée par le ministère des Transports, cette licence d’exploitation atteste que Velvet réunit les conditions légales et financières nécessaires pour lancer un service commercial de transport de voyageurs. Elle ne suffit toutefois pas à faire rouler des trains : l’entreprise doit encore obtenir un certificat de sécurité unique, qui validera sa maîtrise des risques et de son système de gestion de la sécurité. Cette double autorisation est la porte d’entrée obligatoire de tout nouvel entrant sur le réseau ferré français depuis l’ouverture à la concurrence du secteur.
Avec ce premier sésame en poche, Velvet peut désormais entamer la préparation concrète de son exploitation, à commencer par la réservation de sillons — les créneaux de circulation — auprès de SNCF Réseau, le gestionnaire de l’infrastructure.
Douze trains commandés et un milliard d’euros levés
Pour financer son entrée sur le marché, Velvet s’appuie sur un tour de table conséquent : un milliard d’euros levé auprès du fonds d’investissement Antin Infrastructure Partners. Une manne qui a déjà permis à l’entreprise de commander douze rames, avec lesquelles elle prévoit de proposer environ 10 millions de places par an, contre 130 millions pour la SNCF. Un volume modeste face au géant public, mais suffisant pour bousculer les habitudes tarifaires sur les lignes ciblées.
Quatre lignes de l’Ouest dans le viseur, à partir de 2028
Velvet a choisi de concentrer ses ambitions sur quatre liaisons à grande vitesse desservant l’ouest de la France : Paris-Bordeaux, Paris-Nantes, Paris-Angers et Paris-Rennes. Le lancement commercial doit débuter par l’axe Paris-Bordeaux, à l’horizon 2028. Un calendrier qui laisse à l’entreprise le temps de finaliser ses autorisations, de former ses équipes et de roder son matériel roulant avant la mise en service.
- Date clé : licence d’exploitation obtenue le 1er septembre 2026.
- Financement : 1 milliard d’euros levés auprès d’Antin Infrastructure Partners.
- Flotte : douze trains déjà commandés.
- Premières lignes : Paris-Bordeaux dès 2028, puis Paris-Nantes, Paris-Angers et Paris-Rennes.
Un marché de la grande vitesse déjà en mouvement
L’arrivée de nouveaux opérateurs n’est pas neutre pour les prix : selon l’Autorité de régulation des transports, l’ouverture de la ligne Paris-Lyon à Trenitalia a fait baisser le coût moyen des billets d’environ 10 %. De quoi susciter l’intérêt d’autres secteurs porteurs, qu’il s’agisse du développement logistique de Cainiao en France, de la croissance à deux chiffres affichée par ID Logistics ou encore des paris technologiques de Viraj Aero sur la propulsion bas carbone : les acteurs du transport et de la mobilité multiplient les investissements pour se positionner sur un marché en pleine recomposition. Pour suivre ces mouvements de fond, la rubrique Résultats et marchés du site recense régulièrement les grandes tendances sectorielles, tandis que la rubrique Création et entrepreneuriat suit l’émergence de ces nouveaux challengers.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la licence d’exploitation obtenue par Velvet ?
C’est l’une des deux autorisations obligatoires, délivrée par le ministère des Transports, attestant qu’une entreprise réunit les conditions légales et financières pour exploiter un service ferroviaire de voyageurs en France.
Quand Velvet lancera-t-elle ses premiers trains ?
Le lancement commercial est prévu à partir de 2028, en commençant par la ligne Paris-Bordeaux, avant l’ouverture progressive de Paris-Nantes, Paris-Angers et Paris-Rennes.
Qui finance le projet Velvet ?
L’entreprise s’appuie sur un financement d’un milliard d’euros levé auprès du fonds d’investissement Antin Infrastructure Partners, qui a permis la commande de douze trains.
Sources
- Franceinfo — Velvet obtient sa licence d’exploitation
- Franceinfo — Quatre questions sur la licence de Velvet
- Europe 1 — Concurrence ferroviaire : Velvet obtient sa licence
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
